15/05/2015

Crowdfunding: abus ou erreurs de jeunesse

Il fallait s'y attendre au vu de l'engouement actuel pour le financement participatif: les premiers doutes apparaissent quant à la "loyauté" des emprunteurs.

Que ceux qui avaient une vision idyllique de la chose s'éloignent, le crowdfunding, quelque soit sa forme, est bel et bien une affaire de business. Le reste n'est que présentation.

Pas étonnant que certains en profitent pour contourner (voir détourner) le système. Exemples récents :



En moins de 3 semaines, Unilend vient d'essuyer 3 abandons de prêts (qui plus est de bonnes signatures) pourtant dûment financés. Pas d'explications officielles, mais on peut se demander si la demande de financement n'a pas servi à la mise en concurrence d'une autre source de financement. A défaut d'obtenir un niveau de taux meilleur, abandonner le projet participatif est la porte de sortie rêvée.....Agaçant mais aux conséquences limitées pour l'investisseur.

Plus inquiétant: certaines entreprises multiplient les demandes de financement en présentant leur projet sur plusieurs plateformes. C'est le cas de Cep d'Argent (Unilend + Finsquare) et de Syldy Consulting (Unilend + Prêt Up).
S'il s'agit d'une mise en concurrence et/ou d'une diversification des sources de financement, alors RAS.
Toutefois, la rapidité de mise en place des prêts étant un argument commercial de toutes les plateformes, on est en droit de se demander s'il ne s'agit pas d'une faille exploitée par certains. Les ratios financiers déterminants l'octroi du prêt et son taux étant de facto viciés (ce qui fait généralement foi, c'est la liasse fiscale de l'exercice N-1), le danger est réel.

A suivre....

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